jeudi 13 août 2009

Tant qu'il y aura des femmes...

13 août 2009, journée nationale de la femme tunisienne me dit-on, en tant que femme tunisienne je ne peux que m'estimer fière d'appartenir a une patrie qui me confère un statut aussi..."plaisant".
J'utilise le terme plaisant car a mon humble avis ce n'est toujours pas suffisant et encore moins satisfaisant. Je ne demande pas plus de droits aux femmes, je ne veux pas d'avantage de privilèges, non, ce que je veux c'est de la reconnaissance, du respect, et de la gratitude.

Qu'on en finisse avec les affabulations et les mythes, arrêtons de voir en chaque femme, une Eve qui aurait croqué la pomme et privé Adam du paradis, une Pandore qui trop curieuse aurait ouvert la jarre libérant ainsi les maux de l'humanité, selon le sumérien elle est même l'origine du mal-être de Lucifer, pauvre choux.
Je suis gratifiantes face a ce que nos prédécesseurs ont réussis a achever, entre écrivains, militants et intellectuels leur tâche ne fut pas des moindres, mais le travail n'est pas encore terminé,je restes sceptique face a des têtes bourrées de préjugés qui trouvent un malin plaisir a nous mettre des battons dans les roues et qui ne manquent pas une occasion pour nous rappeler qu'ils sont en tout nos supérieurs.

On ne s'en rend peut être pas compte mais aujourd'hui plus que jamais la tâche est ardue a nous autres de nous affirmer, sans cesse traquées, mitraillées et jugées. On dirait que plus on a de droits plus on a de comptes a rendre " Tu as ci et ça, qu'en as-tu fais ?".
C'est comme si c'était un examen perpétuel, devoir toujours et sans cesse démontrer qu'on le vaut et qu'on peut le faire et ça concerne les tâches les plus anodines.
On me ri au nez quand je veux changer ma CIN en donneur et le policier ne manque pas de me faire une remarque du genre " ils prennent les organes des femmes ? ", en allant m'inscrire a des cours de self defense l'entrainneur me 'conseille' que la meilleure façon de me protéger c'est de rester cloitrée chez moi, en dénichant un bouquin chez un antiquaire il me fait remarquer qu'il est trop épais pour que je m'en serve comme éventail et qu'un magazine ferait mieux l'affaire...

Ce ne sont là que quelques exemples mais qui illustrent parfaitement où je veux en venir, il ne suffit pas de "tolérer" nos droits et libertés, il faut les respecter et nous avec, c'est pesant a la longue.
Je suis consciente que ça ne changera pas demain la veille, mais une bouteille jetée a la mer risque d'arriver a bon port, ainsi mon texte a bon entendeur..

A la votre messieurs et bonne fête mesdames!



Peinture : Pandora Par Jules Joseph Lefebvre (1836–1911)

samedi 23 mai 2009

Usurpateur


Je ne suis pas une femme, je ne suis pas un homme et je ne suis pas un troisième type non plus, fut un temps ou j’avais 7ans, fut un temps ou j’étais une enfant, les années passent les pleurs et les rires trépassent, tout change tout se mélange et je reste là, spectatrice ébahie, de l’eau a coulé sous les ponts depuis cette supposée tendre enfance, et pourtant j’y suis encore prisonnière.

Pauvre de toi ma mère si tu l’apprenais, si tu venais à le savoir tu en mourrais, ta petite fille, ton petit trésor pour lequel tu as sacrifié des nuits et des années, ton petit ange sali, souillé…
Je ne t’en veux pas et je ne t’en voudrais jamais, tu avais le droit d’aimer, mauvaise fortune tu ne pouvais pas prévoir sur qui tu allais tomber…

Le terme « qui » est-il approprié ? Pourrait-on considérer une insulte à la race humaine comme étant une personne ? Je ne saurais juger, je ne saurais de quoi le qualifier, comment peut-on être aussi insane ? Aussi inhumain ? Aussi animal …
Comment un homme pourrait-il infliger un tel châtiment à la fille de sa femme qu’il a élevé depuis sa tendre jeunesse ? Comment pourrait-il prendre plaisir à voler à une enfant son innocence, son enfance ? Tellement de questions auxquelles je ne trouve pas de réponses, et depuis des années je demeure en instance …

Ses mains sales et impures qui se baladaient sans scrupules sur une peau encore vierge de vie, avide de tendresse et non d’incestueuse ivresse, je n’arrive toujours pas à comprendre…
Aujourd’hui on me dit que je suis une femme et que j’ai 25ans, j’en ai pas le sentiment, je suis toujours la petite fille qui a peur de tout, peur d’être seule, peur de vivre, d’aimer, d’être aimée, peur des hommes…cette même fille dont le cœur battait la chamade quand la porte sonnait, qui inventait mille et une excuses pour ne jamais être a la maison et qui n’arrivais jamais a rien avouer a quiconque …aujourd’hui encore il m’arrive de paniquer quand quelqu’un insiste en me regardant, de m’affoler quand quelqu’un me colle dans un super marché, de pleurer quand on me dit que je suis belle…


Je ne veux pas être belle, je ne veux plus être elle, je suis épuisée d’être moi, je voudrais remonter le temps, mentir et dire a cet homme que je n’ai pas peur de lui, demander pardon a ma mère de ne pas lui avoir dit qu’elle valait mieux que lui, m’excuser auprès de tout ceux que j’ai pu juger a cause de la décadence d’un autre…
me sentir propre pour une foi en 18ans…


Prenez soin de vos enfants, des histoires de la sorte arrivent plus souvent qu'on ne le croit et pourchassent des personnes durant leur vies entières, on ne s'en remet jamais...


Photographie"La petite fille aux feuilles mortes" 1947 © EDOUARD BOUBAT

samedi 2 mai 2009

√Sentence



Par cette douce et solennelle nuit je cherche ma débandade,
De ce corps étendu prés de moi, froid et las, la fin de la berquinade,
Il est là immobile, paisible, placide et inoffensif tel un arbre en feuilles,
J’en aurais presque oubliés que c’est d’arbres qu’on fait les cercueils,


Implorant les hauts dieux touchés de repentances,
Contestant la rudesse et la rugosité de ma sentence :
« Antique disciple d’Artémis, ne jamais faillant a ma tache !
Détruisant si bien sans avoir recours à nul eustache !

Pourrait-il être le juge de mes audaces sans qu’il ne le sache ?!


Ciel ! Serait-ce bien possible de tirer d’une si vertueuse chose !
Un si cruel et lugubre mal qu’est le mien ? »
Ce mal qui élève les sots au rang des sages,
Et ou le chasseur se retrouve barricadé dans sa propre cage…


A damner, a vouloir condamner je n’ai plus d’alcades,
Et ce pauvre cœur abusé poursuit désenchanté ses sérénades,
Démon ennemi de mes ataraxies,
Mes mains demeurent orphelines de son corps et de sa féérie…


Et je ne puis refuser de m’offrir volontiers en otage,
A cet Aigre plaisir mêlé de cette douce rage,
Je sais que peu ou rien de lui me faut attendre,
Je garderais quand même contre le feu ce qui me met en cendre…

lundi 27 avril 2009

Bouquet de flammes

Grêlons de flammes d’un feu toujours menteur ,
Doux poison d’un rêve a jamais destructeur ,
On dit que l’amour n’est que vengeance, qu’il n’est que chimères,
Viens, dis leurs qu’il l’est vraiment, et pourtant l’on s’y donne encore ...

Ce maudit tourment qui se prélasse tel un ivrogne au fond d'une taverne,
Admirant sa soif et ses désires se multiplier comme l'hydre de Lerne.
Ô mais ciels et terres se sont creusés et se sont faits nues
Contrastant l’union de deux anges déchus ...

On avait beau transformer les médire en louanges ,
On avait beau cacher ce qui nous ronge et les arrange,
Rien n’y faisait la nature n’était pas heureuse pour les fous ,
Ni fleurs ni pluies ni orages, nul hécatombes ne fument sacrifiées,
Pauvre de nous…

« Voyez : c’est le même gouffre dans lequel vous replongez encore,
Aucune âme insatiable ne mérite réconfort,
Je ne serais point témoin de ce blasphème
Et en votre union ne cherchez nul yidam ! » disait le jour indigné .

Quand a la nuit elle répliqua consternée :

« Buvez a ne plus en pouvoir du fleuve de Léthé ,
Effacez ces souvenirs étalés sur terre telle l’eau de mer âcre et salée ,
Je laisserais de moi vos cris stridents et vos rires trompés de larmes;
Puisque c’est ma douceur hostile qui berça vos pauvres âmes ...»

Tu vois mon ami, ce n’est pas parce que la lune se couche qu’elle est morose,
Acceptes mon bouquet de flammes, et que ce malheur nous abattant nous redresse !

Je te tiendrais comme le temps t’a fait, pâle et l’âme perdue,
T’emportant vivant dans la mort pour t’aimer a perte de vue …





Peinture : Paul klee , La Mort et le feu (Tod und Feuer),1940 .

jeudi 19 février 2009

66


Ma bagnole trace sa route, elle c’est une mustang69 dénichée a une vente aux enchères, peaufinée et cajolée a ma manière, mais aussi malmenée heurtée souvent rayée, elle c’est un peu mon bébé…beaucoup ma destinée.

Elle roule a mon rythme, je tiens le volant, je crois conduire, pourtant aucune destination en vue, la route semble longue ou peut être courte, a vrais dire je n’en sais rien je me laisse conduire par mon propre engin sans pour autant lâcher les commandes !

Feu rouge ! Rouge ? Devrais-je m’arrêter là ? Embrayage, freins, point mort ? Le rouge rime avec la mort, et la vie ne devrais pas s’arrêter avec la mort, poursuivons donc cette route chère monture, une contravention ne serait qu’une marque de passage…
Stop ? Feu grillé c’est au stop que je vais m’arrêter ? Certainement pas ! Je n’en ai ni le temps ni l’envie, je suis pressée de voir ce qu’il y a au bout, impatiente d’arriver a destination, encore du rouge mais cette foi un trait blanc trace sa route au milieu, comme moi, de ce pas je continue la mienne…
Cédez le passage, le blanc devient de plus en plus dominant, je m’approche tout en m’éloignant de cette zone dite urbaine, cette espace d’agressions sonores et visuelles ou on n’entend que des clacksons et des dérapages, et ou l’on est ébloui par des coups de fards, et agacés par les clignotant, les urbains aiment tourner…autour du pot … personne ne va plus droit…alors moi tout en m’éloignant de ce vacarme j’en oublie les limitations de vitesse et a fond le champignon !

Tout défile de plus en plus vite, les arbres s’arrachent des vitres pour se coller minuscules au pare brise arrière ne laissant qu’un parfum tiède de mélancolie, le ciel glisse,défile bleu et trompeur au dessus de ma tête, sa gaieté éphémère ne me rassure pas, ce n’est pas qu’en pleine mer que les orages éclatent sans préavis …

Aurais-je assez de carburant pour poursuivre ? je n’ai pas de roue de secours et mes outils se sont égarés en milieu de route… mes warning feront l’affaire en cas de besoin et un « help » improvisé par un lipstick pourrait s’avérer utile ! Mais l’heure n’est pas aux pannes ni aux carambolages l’heure est a la poursuite d’un mirage, je langui et ce chemin droit, qui semble si parfait commence a m’user, habituée des carrefours des détours des raccourcis et de croisement, cela va durer longtemps ?

Je lâche le volant, elle continue de rouler tout droit, rien ni personne a l’horizon, je passe au siège passager, la diablesse persiste et ne s’arrête pas et roule de plus en plus vite, je reste la spectatrice…je regarde mes ratures s’enfuir au loin, je dépasse toutes les aires d'autoroute et les bretelles, du fond de mon siège j’attends sans conduire et tout en avançant la fin de ce périple.

Alors mustang de ma vie t’arrêteras tu un beau jour ? Car désormais mon chemin est sans retour …

lundi 2 février 2009

Flirt avec la mort



Qu’entendais-je au loin ? Un battement d’ails …un fracas de Thanatos … c’est encore toi, je commence à prendre l’habitude avec toi tu sais, lâche et insane comme tu es, tu ne frappe que quand je descends mes gardes.

Que me veux-tu à la fin ? N’as-tu pas déjà assez pris ? Assez détruit ?

J’ai rêvé de toi il y’a un certain temps, tu étais beau a ma grande surprise et je dirais même tendre, tu m’avais dis que tu allais venir me prendre mais qu’avant je devais dire la vérité, je ne comprends toujours pas ce que cela voulait dire, mais j’attendais que tu viennes…

Tu n’as pas menti, tu es revenu, mais pas pour moi !

Tu ne comprends donc pas ? Je n’ai pas peur de toi, je ne te vénère pas et je ne te supplierais pas de m’épargner, je me donnerais bien volontiers, mais arrête de t’en prendre a ceux que j’aime, ma peine m’importe peu, mais celle de ceux que j’aime me trucide …

On dirait que tu me fais un remake a la ‘Meet Joe Black’, mais c’est raté mon cher, raté…

Est-ce de cette façon que tu veux me prendre faucheuse ? En m’éteignant braise après braise … en me vidant veine après veine… ? Je reconnais bien ton style, tu ne peux te contenter de prendre sans tuer …

La mort a encore frappé, et elle a fait fort cette foi aussi…

Tu ne m’auras pas, pas de cette façon, je continuerais a embrasser l'ange de la mort, je continuerais à vivre …



Toutes mes condoléances a toi mon trèfle, je serais ta quatrième feuille …


Blog en deuil jusqu'à nouvel ordre …

vendredi 30 janvier 2009

Amour désaxé


« L'absurde, c'est la raison lucide qui constate ses limites »

'Camus'

A terre la raison, adieu la lucidité,
Tact, modération ? Dérision !

Siphonnée ? Cinglée ? Cinoque ?
Ainsi adorée ainsi vénérée !

Enragée ? délaissée la vergogne !
Insane ? aucun scrupule ne flâne !

Paranoïaque ? Besognes en vrac…

Désaxée ? Oui elle l’était et a aucun moment elle ne s’en réprimandait, agressive, processive, massive et attractive !


""Aime moi ou crève, je te tuerais de mes propres mains s’il le fallait !

À quoi te servirais ta vie si tu passais a coté de moi ?
Tu n’es pas apte a juger ce qu’il faut pour toi ou pour estimer ce que tu risques de perdre, alors je te le dis, je te le cri ! C’est moi et personne d’autre qu’il te faut !

Égoïste oui, nulle envie de te laisser, de te partager, et peut être aucune de t’aimer, mais mien tu es et mien tu resteras !

Je ne veux pas d’une soit disons 'Happy End' ou tu tomberais amoureux d’une jeune infirmière qui aurait prit soin de toi après ton accident de voiture suite a notre querelle, et ou j’irais me consoler dans les bras d’un interne en venant te rendre visite !

Non, plus de sentiments pour toi, plus de levé de soleil et plus de vie, tout cela ne rime à rien sans moi …

Esclave d'une reine jamais détrônée, hirondelle qui vole sans jamais savoir ou aller, phénix qui par moi meure et renait...

Tu ne peux t’en vouloir qu’à toi même d’avoir un jour croisé mon chemin.
A toi de choisir, non tu n’as pas à choisir, te voici informé !


Amour Nazi, amour fâcheux, c'est le mien et tu n'as d'autre choix que de te prosterner !""